Instrument nord-américain né au début du XXe siècle, l’autoharpe (« autoharp » en « version originale ») a connu ses heures de gloire dans de nombreux foyers américains, en particulier dans la région des Appalaches, mais aussi en orchestrant de nombreux standards des musiques country et folk. Ses sonorités aiguës ont accompagné la voix de grands noms de ce style si populaire : June Carter, Johnny Cash, Dolly Parton, Bob Dylan, Joan Baez…
Aujourd’hui en France, l’artiste de variété française Pomme en a fait une large publicité en en jouant sur de nombreux plateaux de télévision et sur scène. Décrit par cette dernière comme un « hybride entre un accordéon et une harpe », cet instrument a notamment pour vertu d’être d’un accès relativement facile contrairement à ceux dont il s’inspire manifestement.
Voici de quoi en savoir plus sur cet instrument singulier.

Qu’est-ce qu’une autoharpe ?
Si le terme d' »autoharp » a été déposé en 1926, vraisemblablement par l’US Music Corporation, le mot est largement entré dans le champ des noms communs.
Ceci étant posé, voici quels sont éléments constitutifs d’une autoharpe, dont on pince les cordes avec ses doigts ou avec un plectre (ou médiateur).
Des éléments traditionnels des cithares
L’autoharpe comprend les éléments suivants, à l’instar des autres cithares :
- un corps en bois (en érable, ovangkol, épicéa…) avec la forme d’un rectangle dont on aurait coupé un coin supérieur ;
- un trou circulaire au centre de celui-ci, comme sur une guitare (appelée ouïe) ;
- 36 cordes (pour la plupart des modèles mais ce nombre peut atteindre 48) ;
- des chevilles en métal avec des clés permettant de régler la tension des cordes et donc de les accorder.
Le boîtier, un équipement propre à l’autoharpe
Outre cet ensemble d’éléments traditionnellement constitutif des cithares, l’autoharpe comporte aussi un boîtier qui l’en distingue franchement.
Celui-ci se trouve sur la totalité des cordes sans les recouvrir totalement. On y trouve des boutons qui peuvent, sur de nombreux modèles, ressembler à des touches de téléphone. Ceux-ci permettent d’actionner les barres que le boîtier renferme, faites en bois, plastique ou métal.
Celles-ci, équipées d’étouffoirs, agissent sur certaines cordes pour en neutraliser les vibrations et jouer des accords avec les cordes laissées libres. C’est pourquoi on trouve, sur chaque bouton du boîtier, une lettre : A, B, C, D, E, F, G désignant chaque accord jouable.
Ces lettres correspondent à la notation américaine (dite « moderne », rappelons que l’autoharpe est originaire de l’Amérique du Nord) des accords dont voici la correspondance avec la notation classique :
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Correspondance des accords modernes et classiques
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Acheter une autoharpe
Contrairement à d’autres instruments assez originaux comme l’accordina, on peut trouver différents modèles d’autoharpes dans les principales grandes enseignes d’instruments de musique.
Les vendeurs d’autoharpe
Malgré son regain de popularité, cet instrument singulier n’est, à l’heure où est rédigé cet article, pas ou peu vendu par les grands noms de la vente d’instrument.
Le vendeur français Woodbrass n’en vend actuellement pas mais le vendeur allemand Thomann propose une gamme assez large de modèle de la marque Oscar Schmidt, à partir de 589 €.
VOIR LES AUTOHARPES VENDUES PAR
THOMANN
Pick et Boch propose quant à lui un modèle d’autoharpe électr-acoustique (pouvant être branchée sur un ampli, donc) de marque Ashbury, pour un prix de 875 €.
Pour un choix plus large, il est conseillé de se rendre directement sur les sites des fabricants (dont vous trouverez une liste ci-dessous). Certains proposent des achats en ligne, d’autres indiquent quels sont leurs revendeurs agréés.
Les marques reconnues
Voici quelques fabricants d’autoharpes, parmi les plus renommés.
Ashbury : un luthier proposant des autoharpes en érable et de nombreux instruments à cordes pincées fabriqués au Vietnam et en Indonésie, notamment.
Orthey : du nom du luthier George Orthey, créateur du rassemblement Mountain Laurel Autoharp, tenu chaque année à Newport où il vivait avec son épouse. Ses instruments furent notamment utilisés par June Carter, Johnny Cash ou encore Bob Lewis, pour ne citer qu’eux.
Oscar Schmidt : une marque fondée en 1871 dans le New Jersey, désormais la propriété du fabricant américain de guitares (entre autres) Washburn.
Ozark : une marque propriété de l’entreprise britannique Stentor Music, aussi connue pour sa production de banjos et mandolines.
Schreiber : fondé par un apprenti de George Orthey, Greg Schreiber, cette entreprise propose des autoharpes faites main.
