La question de la place dont on dispose se pose assez souvent chez les personnes désireuses d’acquérir un piano. Le manque d’espace est, en effet, d’après une récente enquête de l’Ifop le premier obstacle à l’achat de cet instrument pour 26 % des Français.
Le piano à pouce n’est pas concerné par ces considérations puisque certains modèles tiennent littéralement dans la main. Cet instrument est aussi appelé « piano à doigts » par les Européens mais les termes de « kalimba » ou « mbira » (notamment) sont en vigueur dans les pays d’Afrique subsaharienne dont il est originaire.
Voici quelques informations sur cet instrument singulier vieux de 3 millénaires et dont l’art de la fabrication et du jeu figurent depuis 2020 dans la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de
l’UNESCO.
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1. Le fonctionnement du kalimba : un piano, vraiment ?
Les éléments du kalimba
Le kalimba se compose d’un corps en bois généralement rectangulaire. Ce corps peut être pourvu d’une caisse de résonance comparable à celle des guitares acoustiques. Sur cette pièce de bois sont fixées des lamelles métalliques de différentes longueurs.
Si la plupart des kalimbas proposé par les vendeurs sont pouvu de 17 lamelles (qu’on peut aussi appeler en pratique « touches » ou « clés »), ce nombre peut grandement varier. On poura ainsi acquérir des kalimba
de :
- 8 lames : il s’agit là essentiellement de pour débutants ;
- 11 lamelles ;
- 17 lamelles ;
- 21 lamelles ;
- 34 lamelles (deux rangées de 17 lamelles).
Les dimensions du kalimba
Traditionnellement, on trouve des kalimbas de tailles variées mais, s’agissant de ceux généralement vendus dans le commerce, on trouve ainsi des modèles dont les dimensions sont :
- une vingtaine de centimètres de long pour une vingtaine de large et environ cinq centimètres d’épaisseur pour un kalimba de 17 lamelles pourvu d’un résonateur ;
- une vingtaine de centimètres de long pour une bonne dizaine de large et environ trois centimètres d’épaisseur pour un kalimba de 17 lamelles sans résonateur ;
- quelques centimètres pour un kalimba de poche de 8 lamelles.
Comment jouer du kalimba
En principe, le kalimba, bien qu’on le nom de « piano à doigts » compte parmi ses nombreuses appellations, se joue donc avec les pouces et, dans une moindre mesure, avec l’index droit voire l’index gauche. S’il est souvent vendu avec un marteau, cet outil sert à l’accorder.
Le son du piano à pouces est produit par l’action du pouce (ou de l’index) du musicien sur l’une des lames, qui relâchées, entrent en vibration, produisant le son.
Un piano qui n’en est pas un
Le kalimba n’est donc techniquement pas un piano puisque c’est un instrument à percussions et non à cordes frappées. Plus précisément, le kalimba appartient à la famille des idiophones, c’est-à-dire des instruments dont le son est produit par le matériaux composant ledit instrument.
Parmi les idiophones les plus connus, on peut citer les xylophones, les castagnettes ou encore les triangles. Un idiophone rappelant quant à lui le piano par son apparence est le célesta.
Pour être encore plus précis, le kalimba est un lamellophone puisque son son est produit par le mise ne vibration de celles-ci.
2. Combien coûte un piano à pouces
Le piano à pouce se révèle plutôt accessible. Il est ainsi possible de s’offrir un kalimba de qualité à 17 lames et doté d’une caisse de résonance pour une cinquantaine d’euros.
S’agissant des marques reconnu pour leur production de kalimba, citons Gecko. Cette marque produit des modèles en bois d’acajou utilisés par la musicienne April Yang. On trouve des modèles de kalimba Gecko pour des prix
Citons également la marque AMI (African Music Instrument), fondée par Hugh Travers Tracey et son fils, en 1954. Des modèles de kalimba AMI sont trouvables à partir d’une centaine d’euros environ, sur le site du vendeur d’instrument de musique Woodbrass, par exemple.
La marque allemande Meinl Sonic Energy propose des kalimba (entre autres) de bonne qualité à des prix accessibles (quelques dizaines d’euros).
3. Où acheter un piano à pouces
Le kalimba étant très tendance de nos jours, il y a fort à parier que vous trouverez différents modèles dans de nombreux points de vente. Vous pouvez par exemple vous rendre dans les magasins de musique les plus proches de chez vous. Sinon, l’enseigne allemande Thomann propose de nombreuses références de pianos à pouces :
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4. Aux origines du kalimba
On trouve en Afrique de nombreux ancêtre du kalima et ce depuis des millénaires. Les lames métalliques qui le composent actuellement était, à l’origine, en bambou.
Il semble que deux instruments au fonctionnement relativement similaire aient vu le jour en Afrique en des lieux et des dates différentes. Il y a environ 3 trois millénaires, c’est à l’ouest du continent africain qu’aurait été mis au point un instument à lamelles de bois ou de bambous. Il y a environ 13 siècles, c’est cette fois sur les rives du Zambèze (un fleuve traversant la Zambie, l’Angola, la Namibie, le Botswana, le Zimabwe et le Mozambique) qu’a été inventé un instrument comparable dont les lamelles étaient cette fois en métal.
Par la suite, des instruments à lamelles de métal ont été mis au point dans de nombreux pays d’Afrique avec des accords et des conceptions originaux et très variés.

Le kalimba tel que nous le connaissons actuellement en Europe est dû à l’instumentiste et ethnomusicologue Hugh Travers Tracey (1903 – 1977). Ce dernier, qui dédia une bonne partie de sa vie à l’enregistrement des musiques traditionnelles africaines (dont on estime le nombre à environ 35 000), adapta l’instument national du Zimabwe, à savoir le mbira, pour en faire le kalimba (qui signifie « petite musique » en langue autochtone), qu’il jugeait d’un abord plus aisé. Bien lui en a pris puisque le kalimba a trouvé sa place dans la culture musicale occidentale. On entend, par exemple, cet instrument dans le morceau Kalimba Story (sur l’album Open your eyes) du groupe Earth, Wind & Fire, une pointure du disco.




