Dans cette deuxième partie consacrée aux musiques qui nous agacent parce qu’on les connaît, certes, mais on ne sait jamais ce que c’est ni qui les a composées, je vous ai sélectionné des musiques baroques et classiques (la première partie était consacrée aux airs datant d’après le XIXe siècle).
Alors, si comme moi, cela vous énerve de temps en temps, cet article est fait pour vous ! Vous y trouverez quelques musiques qui m’ont obsédée et que j’ai décidé de noter afin de toujours m’en souvenir.

Les Quatre Saisons de Vivaldi
Il serait plus correct de parler des deux saisons en l’occurence. Car L’Hiver et Le Printemps sont les plus fameuses de l’année ;).
On a souvent tendance à s’écrier, dès que l’on entend un air connu au violon : « Ce sont Les Quatre Saisons de Vivaldi ! » Tout d’abord, sachez que très souvent ce n’est pas le cas. Car il existe de nombreuses musiques jouées au violon très connues qui peuvent faire penser à Vivaldi.
Ensuite, s’il s’agit bien des Quatre Saisons, c’est certainement L’Hiver ou du Printemps. Donc, en tous les cas, notre affirmation n’est pas vraiment correcte.
L’introduction du concerto L’Hiver est moins connue que la suite. Je vous ai donc fait démarrer la vidéo au moment opportun ;). C’est lorsque les violons éclatent que nous reconnaissons immédiatement cet air très utilisé au cinéma.
Le Printemps est, quant à lui, connu de bout en bout. Vous l’avez plus que certainement entendu en musique d’attente téléphonique. Mais sachez que c’est un magnifique morceau à réécouter au calme sans attendre de parler à un conseiller ;).
Antonio Vivaldi, musicien italien, a composé aux alentours de 1723 ses Quatre Saisons en guise de première partie d’une œuvre constituée de 12 concertos pour violon. L’Hiver et Le Printemps restent les deux morceaux les plus fameux de cet ensemble.
Greensleeves
L’air de rien (c’est le cas de le dire !), ce titre passablement méconnu vous est pourtant forcément familier. L’intitulé du morceau ne vous dira certainement rien et il est probable que vous le connaîtrez sous un autre nom.
Qu’à cela ne tienne, vous pouvez lui donner le titre que vous souhaitez, il n’en est pas moins que vous connaissez tous cet air ;).
Si cette musique vous est certainement plus connue sous le nom d’Angelus ou Voici que l’ange Gabriel, c’est qu’elle a été reprise par l’église catholique.
L’histoire de cet air est très mystérieuse puisque l’auteur et le compositeur reste(nt) inconnu(s). Tout ce que l’on sait, c’est que cette musique a été composée en Angleterre au XVIe siècle pour une dame aux manches vertes (« Lady Greensleeves »). C’est un amant éconduit qui la prie de le reprendre à ses côtés, tant il est encore épris d’elle.
La signification des manches vertes reste très floue et il n’existe que des hypothèses :
- La mode est aux grandes manches bouffantes à cette époque en Angleterre et le vert est une couleur appréciée par les dames
- Le vert pourrait faire écho à une expression de l’époque relative aux robes vertes, signifiant qu’une femme s’est roulée dans l’herbe et a donc batifolé en-dehors de l’institution du mariage (Lady Greensleeves pourrait donc être une femme de petite vertu)
- Le roi d’Angleterre Henry VIII l’aurait écrite pour Anne Boleyn qui, avant de l’épouser, l’aurait plusieurs fois rejeté (cette dernière est souvent représentée, sur les tableaux et dans l’imaginaire collectif, avec des habits verts).
Ce qui est certain, c’est que cette musique a été reprise à de maintes reprises. Notamment par Jacques Brel dans sa fameuse chanson Amsterdam. Si, si, tendez bien l’oreille et vous reconnaîtrez l’air ;).
Cet air conservera assurément sa part de mystère encore longtemps et sa partie instrumentale traversera d’autres époques. Les paroles qui l’accompagnaient initialement sont, quant à elles, plutôt tombées dans l’oubli.
La symphonie n° 40 de Mozart
C’est plus précisément le premier mouvement de cette symphonie, le molto allegro, que nous connaissons bien. Un air entraînant repris dans plusieurs publicités et films.
Cette symphonie a été composée par le génie de la musique autrichien alors qu’il n’avait que 32 ans ! Les créations de Mozart utilisées par la télévision et le cinéma sont d’ailleurs très nombreuses. Nous pourrions citer :
- La Marche Turque, le grand final de sa sonate n° 11 en la majeur
- Le Lacrimosa issu de la messe de Requiem en ré mineur
