Le Grand Théâtre de Tours est l’un des joyaux que recèle le Vieux-Tours. L’Opéra de Tours, qui siège dans ce bâtiment classé aux Monuments Historiques, propose une programmation lyrique et symphonique de premier plan ainsi que des représentations régulières destinées à un public plus jeune. Cet article vous propose les coordonnées de l’établissement ainsi que le récit de la création de ce monument majestueux.
Contacter l’Opéra de Tours
Le Grand Théâtre-Opéra de Tours se trouve à 500 mètres du Conservatoire Francis-Poulenc, à l’adresse suivante :
34, rue de la Scellerie
37000 TOURS
Le numéro de téléphone de l’accueil est le suivant : 02 47 60 20 00.
Pour contacter le service billetterie de l’Opéra de Tours, le numéro à composer est le 02 47 60 20 20. Ce service est accessible du mardi au samedi, de 11h00 à 13h00 et de 14h00 à 17h45.
Le Grand Théâtre sur Internet
Pour accéder au site Internet de l’Opéra de Tours, rendez-vous sur : https://operadetours.fr/. Ce site permet nomment de réserver et payer en ligne ses places pour l’Opéra.
La page Facebook de l’Opéra de Tours est accessible via ce lien : https://www.facebook.com/OperadeTours.
Le compte Twitter est accessible en suivant ce lien : https://twitter.com/OperadeTours.
Sur Instagram, vous pouvez voir une multitude de photographies des représentations et de l’architecture du théâtre est accessible via ce lien : https://www.instagram.com/operadetours/.
Enfin, la chaîne Youtube de l’Opéra de Tours, qui contient notamment des portraits-interviews de personnalités de la musique classique est visible via ce lien : https://www.youtube.com/channel/UCg5RgXBISVZjkiZ-x16ladQ.
La genèse du Grand Théâtre de Tours
Partiellement détruit par un incendie une dizaine d’années seulement après son ouverture, le Théâtre de Tours a bénéficié du travail successif de nombreux artistes.
La naissance du Grand Théâtre de Tours
Léon Rohard est l’architecte du Grand Théâtre de Tours, inauguré en 1872, en lieu et place de l’ancienne église des Cordeliers, reconvertie en théâtre en 1796 et rachetée par la commune de Tours en 1867.
Né à Trélazé, près d’Angers, Rohard s’est alors déjà illustré pour avoir dessiné les plans du palais de justice de Beaugé (inscrit aux Monuments Historiques) ou les plans de la préfecture de Lille. Rohard puise son inspiration dans l’Opéra Garnier, qui ne sera inauguré officiellement qu’en 1875 mais dont l’avancée des travaux permet une inauguration provisoire de la façade principale dès 1867. Comme l’Opéra Garnier, ou, plus tard, l’Opéra de Lille, le Grand Théâtre de Tours sera donc un théâtre à l’italienne.
La façade du Grand Théâtre bénéficie quant à elle du travail du sculpteur parisien Frédéric-Charles Combarieu auquel on doit le groupe sculpté figurant l’Opéra, la Comédie et la Tragédie qui orne son fronton. Il s’agit probablement là de son œuvre la plus fameuse. Combarieu connut en effet une carrière de sculpteur jalonnée de déboires, marquée par la seule obtention d’une mention honorable pour son Juvénal en marbre, qualifié sans enthousiasme de « Juvénal glacé » par le critique Houssaye dans La Revue des Deux Mondes, au Salon de 1884 alors qu’il briguait une médaille. La même année, il se suicide à Montparnasse d’une balle dans la tête.
Le renouveau après l’incendie
Un incendie dévaste le bâtiment en 1883. Ne demeurent que la façade et les quatre murs. La municipalité confie à l’architecte Stanislas Loison et au peintre George Clairin la réfection de l’intérieur du théâtre, qui sera exécutée dans un style rappelant le Second-Empire.

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Le premier réalisera par la suite les plans d’autres théâtres renommés en France, comme le théâtre de l’Athénée à Paris (1893) ou le Théâtre Gabrielle-Doreziat à Épernay (1902, inscrit aux Monuments Historiques en 1988). On lui doit également d’avoir travailler sur les rénovations du lycée Descartes de Tours, qui prirent fin en 1897.
Le peintre George Clairin est quant à lui issu de l’École des beaux-arts de Paris et l’un des meneurs du mouvement orientaliste, courant artistique né en Europe au XVIIe siècle qui irrigue aussi bien la peinture (La Grande Odalisque d’Ingres), la littérature (Les Lettres Persanes de Montesquieu) et la musique (La Marche Turque de Mozart). Il fut ami du compositeur Camille Saint-Saëns et de la comédienne Sarah Bernhardt, dont il réalisa de nombreux portraits.

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S’agissant de ses travaux de décoration de théâtre, il s’est, au moment de la reconstruction du Grand Théâtre de Tours, déjà illustré en peignant le plafond des foyers de l’Opéra Garnier ou du Théâtre de Cherbourg. Il peindra plus tard le plafond du Théâtre d’Épernay, dont les plans sont principalement l’œuvre de Loison. Sa renommée dépasse les frontières de la France. Ainsi, certaines de ses toiles (des commandes) ornent le palais Cousiño, à Santiago de Chili quand d’autres sont exposées dans des musées de Baltimore ou Princeton.
Le théâtre de 913 places est ainsi inauguré une seconde fois en 1889.
En 1994, le bâtiment est inscrit aux Monuments Historiques et est classé aux Monuments Historiques 6 ans plus tard.
