Fini d’être bâti en 1831, le Grand Théâtre de Lyon (aujourd’hui Opéra de Lyon) remplace un précédent édifice datant de 1756 et rasé pour lui faire place, érigé sur les plans de Soufflot dont les aménagements intérieurs apparaissaient insatisfaisants. En 1993, les travaux de Jean Nouvel, choisi pour agrandir et moderniser les lieux, bouleverse l’édifice.
Contacter l’Opéra de Lyon ou s’y rendre
Les coordonnées de l’Opéra
L’Opéra National de Lyon est situé à l’adresse suivante :
1, place de la Comédie
69001 Lyon
Pour s’y rendre en métro, il est pratique de descendre à la station Hôtel de Ville-Louis Pardel (ligne A ou ligne C).
Pour contacter l’administration de l’Opéra par téléphone, voici le numéro à composer : 04 72 00 45 00.
L’Opéra de Lyon sur Internet et les réseaux sociaux
Institution quasi-nationale, l’Opéra de Lyon est particulièrement actif sur les réseaux sociaux et dispose d’un site esthétique, pratique et documenté.
Pour consulter le site Internet de l’Opéra : https://www.opera-lyon.com/fr.
Il est aussi possible de consulter la page Facebook de l’Opéra de Lyon, son fil Twitter ou encore sa page Instagram.
Réserver un billet pour un spectacle
Pour réserver un billet, il est possible de se rendre à l’un des guichets de l’Opéra dont la billetterie est ouverte du mardi au samedi, de 12h00 à 19h00.

© Pixabay, falco
Une réservation en ligne est également possible, en se rendant sur la page : https://billetterie.opera-lyon.com/content#.
Pour contacter la billetterie de l’Opéra par téléphone : 04 69 85 54 54.
Une brève histoire de l’Opéra de Lyon
Un nouvel Opéra en lieu et place du Théâtre de Soufflot
Pour le nouvel édifice destiné à remplacer le Théâtre de Soufflot et inauguré en 1833, soit environ 7 ans après la destruction du précédent bâtiment, deux architectes sont choisis par la mairie, sans même l’organisation d’un concours comme il était pourtant d’usage de procéder alors. Il s’agit de Antoine-Marie Chenavard et de Jean-Marie Pollet.
Natif de Lyon, Chenavard, architecte en chef du département du Rhône devient, en 1830, l’un des quatre membres fondateurs de la Société académique d’architecture de Lyon. Chevanard s’est déjà distingué en œuvrant aux plans de l’hôtel de la Préfecture du Rhône et se signalera en travaillant sur la construction de l’Église Saint-Denis de la Croix-Rousse, entre 1830 et 1840.
Lyonnais de naissance comme Chenavard, Pollet lui sert d’adjoint. Bien que membre de la société académique d’architecture de Lyon, il ne bénéficie pas d’une aura comparable à celle du vénérable architecte mais aussi professeur et voyer Chenavard. Les diverses restaurations qui l’ont fait connaître n’échappent ainsi pas aux critiques. L’exemple le plus frappant est probablement celle de l’Église d’Ainay, à Lyon, sujette à divers revirements de Pollet et la cible des critiques de Prosper Mérimée. Peu satisfait du résultat, le Conseil des bâtiment civil charge, à la mort de Pollet, l’architecte Charles Questel de corriger l’ouvrage laissé par son controversé prédécesseur.

© Pixabay, loictijsseling
Bâti suivant les règles classiques, les architectes ont paré la façade du Théâtre d’un nombre pair de colonnes, en l’occurrence 8. C’est pourquoi, lorsqu’il est question, en 1862, de surmonter chacune d’entre elles d’une des 9 Muses, Uranie, patronne de l’astronomie et de l’astrologie, est mise de côté. La rumeur courut qu’on en sculpta tout de même la statue et qu’on lui fit une place sur une colonne érigée Place de la Comédie, laquelle aurait été détruite mais il est plus que probable que ce fait relève de la pure invention.
Ornent donc les 8 colonnes les statues de 8 des 9 filles de Zeus et Mnémosyne, de gauche à droite :
- Érato (Muse de la poésie lyrique, dont on doit la sculpture à François-Félix Roubaud) ;
- Clio (Muse de l’histoire, dont on doit la sculpture à Jean-Marie Bonassieux) ;
- Euterpe (Muse de la musique, dont on doit la sculpture à Joseph-Hugues Fabisch) ;
- Melpomène (Muse de la tragédie et du chant, dont on doit la sculpture, qui tient un masque, à Jean-Marie Bonassieux) ;
- Thalie (Muse de la comédie, dont on doit la sculpture à Guillaume Bonnet) ;
- Calliope (Muse de poésie épique, dont on doit la sculpture à Guillaume Bonnet) ;
- Polymnie (Muse de la rhétorique et de l’éloquence, dont on doit la sculpture à Joseph-Hugues Fabisch) ;
- Terpsichore (Muse de la danse, dont on doit la sculpture à François-Félix Roubaud).

© Pixabay, jeanlouisservais
Jean Nouvel transforme l’Opéra
C’est, cette fois, par le biais d’un concours qu’est choisi l’architecte qui doit agrandir, rénover et moderniser le Théâtre. Il s’agit de Jean Nouvel.
Ainsi chargé de la restauration du bâtiment de 1986 à 1993, il n’en conserve que les quatre façades et le foyer, et élève, entre les quatre murs d’époque, un nouveau bâtiment monumental de 18 niveaux, triplant ainsi le volume du Théatre de Chevanard et Pollet. La grande salle de spectacle est agrandie et peut désormais accueillir 1100 spectateurs. En outre, celle-ci est suspendue, dans le but de la préserver du mieux possible des vibrations du métro et de la circulation automobile.

© Pixabay, CETIAT
L’immense superficie du nouveau théâtre permet d’y loger un amphithéâtre de 200 places et plusieurs salles de répétition de même que, sous la voûte de verre au sommet de l’édifice, une salle de répétition de ballet s’étandant sur 420 m2.
